Une invention indispensable

Alors que la mécanisation est considérée comme la grande révolution de l’agriculture, on oublie souvent que celle-ci aurait été vaine sans l’invention de l’irrigation plusieurs milliers d’années auparavant. Grâce à celle-ci, l’Homme a pu passer outre la cueillette pour devenir un cultivateur. Auparavant, l’irrigation était limitée par la déclivité des terrains et la capacité des civilisations à creuser des canaux de plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres. Avec l’invention des pompes à eau, l’agriculteur est aujourd’hui capable de combler les déficits de la nature ou de surpasser ses limitations dans n’importe quel point du globe.

Des techniques ancestrales au high-tech

La technique d’irrigation par gravité est encore largement utilisée dans les Andes, avec des réseaux de canaux parfois hérités de la période pré-Inca. Ces derniers requièrent un entretien régulier et la multiplication des vannes artisanales permettant de diriger l’eau. La gestion des ressources hydrauliques est décidée dans des conseils communautaires et le travail d’irrigation est réalisé dans le cadre de journées de travail obligatoires pour la communauté (Faena). Les processus artificiels permettent d’individualiser l’acheminement de l’eau. Ce dernier peut prendre la forme d’un simple arrosoir, ou celle de rampes de plusieurs centaines de mètres munies de jets. Inventés dans les années 1930, les micro-asperseurs ont permis de développer la micro-irrigation (ou goutte à goutte). Celle-ci offre l’avantage d’optimiser les ressources en eau, mais tend à saliniser les sols.
Retourner en haut