La chenille souple d’Adolphe Kégresse

Le principe de la chenille mécanique est simple : offrir à un véhicule une plus grande surface de contact avec le sol que celle des roues afin de lui permettre de rouler sans problème sur pratiquement tous les terrains. Au début du XXe siècle, l’ingénieur français Adolphe Kégresse travaille pour Nicolas II de Russie. Il conçoit pour lui des autochenilles fort performantes qui sont ensuite adaptées aux besoins de l’armée russe. Il continue ses recherches sur la chenille et conçoit un modèle souple qui peut être facilement monté sur les véhicules existants. La chenille Kégresse connaît un grand succès auprès de différentes armées aussi bien en Russie qu’en France, en Belgique, en Hollande et plus tard également en Allemagne. En collaboration avec Citroën, il crée ce que l’on peut considérer comme les premiers véhicules tout terrain. La chenille de Citroën-Kégresse offre de nombreux avantages, mais ne dispose malheureusement que d’une courte durée de vie.

Pour de meilleures performances en montagne et dans les vignobles

L’armée n’est pas la seule à avoir apprécié la chenille pour les déplacements hors route. En 1932, le premier tracteur à chenilles fait son apparition en Europe continentale : le Fiat 700C. De nos jours encore, New Holland rachetée par le groupe Fiat dans les années 1990 profite de la longue expérience de Fiat dans le domaine du tracteur à chenilles. Que ce soit sur un tracteur vigneron ou sur un tracteur agricole, la chenille permet au tracteur d’avancer sans patiner sur sol mou même sur terrain accidenté. En montagne, le chenillard est utilisé dans l’entretien des forêts. Le principal inconvénient de ce véhicule polyvalent est qu’il ne peut pas être utilisé sur route asphaltée. Les grands constructeurs ne sont cependant jamais à court d’idées et l’entreprise allemande Claas a présenté il y a quelque temps un prototype à chenille rétractable, l’Etrion 400.
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