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Fondée en 1897 par Ransom Eli Olds, la firme Oldsmobile s’impose comme la toute première marque automobile américaine, et connaît une aventure longue de plus d’un siècle au cours de laquelle elle va produire plus de 35 millions de voitures, jusqu’à sa fermeture en 2004. Elle était non seulement la doyenne des marques d’automobiles américaines mais aussi l’une des plus anciennes dans le monde entier après Daimler, Peugeot et Tatra.

Des balbutiements prometteurs

Né dans l’Ohio, le jeune Ranson Eli Olds vient travailler dans l’entreprise paternelle sise à Lansing, dans le Michigan, dès ses seize ans. Il en prend la direction en 1855, à l’âge de 21 ans. En 1887, il fabrique sa première voiture, le Teamer, une sorte de chariot motorisé à vapeur et à trois roues, capable de se mouvoir dans les rues mais dont le moteur de 2 chevaux est trop faible pour le tracter sur de longues distances. Fort de cet exploit, il construit rapidement un autre véhicule équipé de deux moteurs à vapeur, qui trouvera un acheteur pour la somme importante de 4000$. Mais Olds commence parallèlement à s’intéresser aux moteurs à explosion, et se lance en 1896 avec un ami dans la construction et la production d’une voiturette de 5 chevaux monocylindre, vendue à 4 exemplaires durant sa première année de commercialisation.

Jeunesse de la marque

Tout d’abord nommée Olds Motor Vehicle Company, puis Olds Gasoline Engine Works, l’entreprise est fondée en 1897. C’est en 1901 qu’elle sort sa véritable première automobile, la Curved Dash, qui devient ainsi la première voiture fabriquée en série et réalisée sur une ligne d’assemblage. Rachetée par General Motors dès 1908, la compagnie peut s’enorgueillir de compter déjà plusieurs véhicules dans son catalogue, dont certains modèles de course tels que l’Olds Pirate, qui pouvait atteindre une vitesse de 92km/h.

Développement et expansion d'Oldsmobile

Après l’échec de l’installation d’une usine à Detroit, une période de déclin et son rachat par General Motors, la firme connaît une période d’expansion pour devenir un innovateur dans le domaine de la transmission. En 1940, elle propose une transmission entièrement automatique et fabrique pendant la guerre du matériel militaire de qualité, notamment des armes comme des pièces d'artillerie pour les avions et les chars, des pièces de moteurs d'avion et près de 80000 tonnes d’objets militaires divers. Pendant les années 1950, l’entreprise renoue avec le succès car, en pionnière, elle présente un moteur doué d’une grande puissance pour l’époque et très moderne : le V8 Engine, ou Rocket Engine, continue à être produit avec quelques modifications jusqu'au début des années 1990. Les années 1960 virent la naissance du fameux coupé Toronado. En 1976, la voiture la plus vendue aux États-Unis est la Cutlass, un autre grand succès pour la marque. Elle est notamment élue meilleure voiture familiale de l'année par le magazine Car & Driver, et permet de hisser l’entreprise au troisième rang des ventes de voitures aux États-Unis, derrière Chevrolet et Ford. Pendant trois années consécutives, la production annuelle se maintient à plus d’un million de véhicules. Les Oldsmobile d’occasion ont aussi la cote, et se vendent très facilement.

Une fin annoncée

Malgré des succès remportés dans les années 1980, des ventes d'occasion importantes et un record de vitesse, la marque va connaître des revers de fortune au début des années 1990. Les ventes connaissent un net recul, et les innovations de General Motors ne bénéficient plus à la marque Oldsmobile, les seuls modèles proposés étant des adaptations de véhicules Chevrolet ou Pontiac. L’image de la société est au plus bas, malgré des efforts financiers importants et un programme d’investissement de 3 milliards de dollars pour relancer des modèles tels que l’Alero et l’Aurora. Lâchées par General Motors, qui décide de consacrer désormais ses investissements à Pontiac et Buick, les chaînes Oldsmobile sortent leur dernière voiture, une Alero, le 29 avril 2004.

Des modèles mythiques

Durant ses 107 années d’existence, l’histoire de la marque est jalonnée de records et d’avancées techniques spectaculaires, qui ont cultivé l’image de marque de l’entreprise. La Curved Dash, nommée ainsi en raison de son tableau de bord couché, joue notamment un rôle important dans l'histoire de l'automobile à double titre, puisqu’elle devient le premier véhicule américain véritablement populaire, bien avant la Ford T, et permet à l'entreprise d'éviter la banqueroute en 1902. La 98, produite de 1941 à 1996, connaît huit générations différentes. La Toronado, présentée officiellement en octobre 1965, est en outre la pionnière de la traction avant aux États-Unis. Avec ses 385 chevaux et son V8 de sept litres, elle est la plus puissante traction de l'histoire de l'automobile. Pour se l’offrir en France, même d’occasion, il fallait être prêt à payer un prix exorbitant : son tarif équivalait, à l'époque, à plus de trois fois et demi le prix d'une DS 21 Automatique et plus du double d'une Ford Mustang 4,7 litres, pourtant mieux équipée. En 1973, La Cutlass sera nommée meilleure voiture familiale américaine de l'année par le magazine Car & Driver.

Oldsmobile : une vedette mythique du cinéma

Le producteur de cinéma Sam Raimi fait apparaître, dans chacun de ses films, sa voiture porte-bonheur qui n’est autre qu’une Olds Delta 88 beige de 1973. Depuis sa première apparition dans son film « Evil Dead », cette Oldsmobile d’occasion joue la star, au point de devoir parfois se grimer pour ne pas créer d’anachronisme : dans son western « Mort ou Vif », Sam Raimi fait par exemple démonter sa voiture fétiche pour que son châssis soit utilisé comme base d’un wagon de train. En 1956, lors du salon Motorama, la Golden Rocket, un coupé sportif motorisé par un V8 et doté d’un aspect futuriste, s’expose auprès de la vedette de music-hall Shirley Jones. Dans les films français, les Olds prennent aussi la pose. Ainsi, dans la « Grande Vadrouille » de Gérard Oury, une Oldsmobile d’occasion, la SkyRocket de 1961, est intégrée dans la scène du lancer de citrouilles. Dans « La Belle Américaine » de Robert Dhéry, sorti en 1961, une 98 de 1959, légèrement maquillée et décapotable, fait son apparition.

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