Essai: Audi A1 – Trouble fête

A la table des citadines fashion, il fût un temps où la Mini ne devait pas partager le gâteau.

Puis les Fiat 500et CitroënDS3 virent déranger son goûter. Et ce n'est pas fini: voici la citadine fashion d'Audi, qui a un gros appétit de parts de marché. Elle était attendue avec impatience, cette AudiA1. Par la Belgique d'abord, puisque plus personne n'ignore que l'A1 est celle qui a sauvé l'usine ex-Volkswagen de Bruxelles. Par les fans d'Audi ensuite. Dieu sait qu'ils sont nombreux ! Et Dieu sait qu'ils ne seront pas déçus.

100% Audi

La première chose à remarquer dans l'A1, c'est qu'elle n'est pas une Audi au rabais. On trouve dans l'A1 le même souci du détail, la même qualité de finition qu'on trouve dans ses grandes sœurs. Tout est exécuté avec le plus grand sérieux. C'est d'ailleurs peut-être un handicap face à ses concurrentes un peu plus exubérantes: l'habitacle de l'A1 est sérieux. Bien dessiné, pas radin en détails intéressant, mais la 500 est plus glamour, la DS3 est plus stylée, la Miniest plus originale. Cela étant, l'intérieur de l'Audi est le meilleur. Faut savoir ce qu'on veut. D'ailleurs, l'A1 est la seule de la bande à proposer des options qu'on retrouve jusque très haut dans la gamme. Le système info-divertissement MMI par exemple (commandes centralisées, USB, Bluetooth, écran couleur 16/9, lecteur DVD, cartes SD, GPS, disque dur 20 Go, commande vocale, 10 haut-parleurs dont un woofer dans le coffre, puissance jusqu'à plus de 400W, etc.) tel qu'on le retrouve dans une A8 est disponible ici. Au prix ad-hoc évidemment, quelques 3 000€. La politique d'options est aussi typiquement Audi, puisque même une clim manuelle est en option. Mais bref, aucune surprise ici.

Personnalisation?

L'une des choses qui font le succès des concurrentes, ce sont les possibilités de personnalisation. Drapeau italien ou Union Jack, zébrures et on en passe. Or les teasers qui annonçaient l'Audi A1 évoquaient le même genre de choses, un site web avait même été dédié aux configurations les plus folles. On n'en parle plus. On peut au mieux choisir une couleur pour l'arche de toit et coordonner la teinte des sièges, de quelques parties de l'intérieur et des ouïes de ventilation, point barre. Dommage

Terrain de connaissance

Le plus gros point fort de l'A1, c'est ce qu'elle propose sur la route. On aime ou pas, mais une Audi a un feeling qui n'appartient qu'à Audi. Et ce feeling fait de robustesse, d'efficacité sans fanfreluches et de légèreté, on la retrouve dans les moindres détails au volant d'une A1. Le compromis du châssis entre confort et dynamisme est une réussite absolue et le tout est servi par d'excellentes petites mécaniques (toutes équipées d'un Stop&Start en série): 1.4 TFSi 122 ch (203 km/h, 5,3l, 119 g CO2), 1.6 TDI 90 ch (182 km/h, 3,8l, 99 g CO2) ou 110 ch (190 km/h, 3,9l, 103 g CO2) et, notre préféré, le 1.2 TFSI, un petit moulin essence turbo de 86 ch (180 km/h, 5,1l, 118 g CO2). Seul le 1.4 TFSI reçoit une boîte 6 (5 pour les autres) et peut recevoir en option une S-Tronic (comprenez DSG) 7 rapports. Pourquoi le 1.2 est-il notre préféré?

Parce que l'A1 est avant tout une citadine, que le diesel n'a rien à faire dans une citadine et qu'en ville, ce que cette petite boule de nerfs offre est de loin suffisant. Certes le 1.4 est plus rapide, mais en même temps moins sensationnel. Nous nous sommes surpris à le brutaliser, à nous dire qu'on n'avançait pas, avant de voir le compteur calé à 130 km/h. Oups! Véloce donc, mais sans caractère particulier. Alors nous le répétons, vive l'essence, vive le 1.2 TFSi.

Prêt pour la prochaine étape

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