Essai: Audi SQ2 – Sans-faute conditionnel

Comme les autres modèles de la gamme, l'Audi SQ2 a droit à sa déclinaison musclée S. Un modèle qui devient notre chouchou des SUV aux anneaux ! A une condition toutefois...

Je ne sais pas vous, mais pour ma part, j'apprécie beaucoup l'Audi Q2, qui apporte une certaine fraîcheur à la sérieuse gamme Audi par son style râblé, ses couleurs vives et sa compacité le rendant agréablement agile. Cette version S renforce logiquement ces atouts, notamment par une présentation encore plus apprêtée.

Le SUV reçoit les retouches et appendices habituels des modèles S : châssis rabaissé (de 20 mm dans le cas présent), quadruples sorties d'échappement intégrées à un diffuseur façon alu, coques de rétros, « blades » (inserts sur le montant C) et écopes dans le bouclier, elles-aussi habillées couleur alu. Et tout cela peut virer au noir (et carbone) en recourant au toujours vertigineux catalogue d'options. Bref, ce SQ2 soigne son look, et l'on ne regrettera la rallonge réclamée pour le becquet arrière, qui peaufine l’allure sportive pour un plaisir visuel complet.

Sacré caractère

Sous le capot, le SQ2 reçoit un moteur quatre cylindres 2.0 TFSI de quelques 300 chevaux. Une cavalerie dont on apprécie la rondeur et le répondant à tous les régimes, grâce au couple qui atteint son pic de 400 Nm entre 2.000 et 5.200 t/min. Le SQ2 pousse fort, réclamant moins de 5 secondes pour accrocher les 100 km/h (4,8 s exactement). Mais plus que ça, c'est sa versatilité qui est plaisante. Grâce aux différents modes proposés via le Drive Select, il peut se faire docile SUV au long cours sur ses modes Comfort ou même Efficiency (favorisant l'économie de carburant), ou se muer en sportif de haut niveau en positionnant le curseur et la boîte sur Dynamic.

Dans cette configuration, on adore le côté « on/off » de la réponse à l'accélérateur, qui renvoie les occupants au fond de leur siège à chaque accélération, dont l’efficacité inébranlable est due aux quatre roues motrices. Les suspensions raffermies rendent le SQ2 particulièrement peu sujet au roulis dans les tracés les plus sinueux, et la direction se montre d'une précision irréprochable. La (relative) légèreté de l'ensemble participe aussi à l'agilité exacerbée de ce SQ2, au volant duquel on oublie en fait rapidement qu'on est au volant d'un SUV. Mais un gros nuage gâche ce beau ciel bleu...

Pourquoi !?

Ce nuage prend la forme de deux palettes au volant, reléguées elles-aussi au catalogue d'options. Une option facturée... 133,10€ ! Alors franchement, aucune excuse pour ne pas la prendre... mais surtout pour ne pas en avoir équipé notre voiture d'essai ! Sincèrement, ce détail gâche vraiment l'expérience de conduite. Car le point noir de ce modèle, c'est sa boîte automatique S-Tronic, à double embrayage et sept rapports.

Même en mode Sport, elle a la fâcheuse tendance à garder un rapport trop élevé en conduite sportive, et sa réactivité qui laisse à désirer grève les performances générales. Les doigts cherchent donc naturellement la palette de gauche pour relancer la mécanique, mais ne trouvent rien. Vous pourrez toujours vous en sortir avec le levier de vitesses, mais cela demandera un long entraînement cérébral, le fonctionnement de celui-ci (pousser pour passer le rapport suivant, tirer pour rétrograder) étant toujours aussi antinomique.

Vous savez donc ce que vous ne devez pas oublier au moment de signer le bon de commande...

Audi SQ2
Moteur : 4 cyl., turbo, essence, 1.984 cc
300 ch de 5.300 à 6.500 t/min
400 Nm de 2.000 à 5.200 t/min
0-100 km/h : 4,8 secondes
Pointe : 250 km/h
Conso : 7 l/100km
Moyenne de l'essai : 8,6 l/100 km
CO2 : 159 g/km
Prix : 50.900 €

Prêt pour la prochaine étape

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