Essai: BMW Série 2 Active Tourer – Sacrilège?

BMW lance son premier monovolume à traction avant. Un concept qui paraît quasiment antinomique pour la marque allemande à vocation sportive. A moins que…

Il n’y a pas si longtemps, celui qui aurait osé avancer que BMW allait produire un monovolume à traction avant aurait fini dans une chambre capitonnée avec une camisole de force sur le dos. Et pourtant, la Série 2 Active Tourer est bien là aujourd’hui.

« O tempora, o mores », aurait dit Cicéron. A cet égard, le nom « Active Tourer » n’a pas été choisi au hasard. Il est censé amortir le choc auprès des puristes mais il n’empêchera pas ceux-ci de se poser des questions sur cette stratégie marketing qui ne cesse de créer de nouvelles niches et qui conduit une marque comme BMW à proposer un monovolume à traction avant. Par sa conception mécanique et ses dimensions, l’Active Tourer se veut la réponse de BMW à ses rivales allemandes, Mercedes Classe B et Volkswagen Golf Sportsvan en tête.

Merci Mini

Développer un nouveau concept à partir d’une feuille blanche n’est pas une mince affaire. La marque BMW ne peut en effet pas vraiment se prévaloir d’une expérience en matière de traction avant. Sauf que, au sein du Groupe BMW, Mini possède cette expertise. La 2 Active Tourer repose donc sur la plateforme de la nouvelle Mini. Dans un avenir proche, elle pourra même partiellement entraîner ses roues arrière grâce à la banque d’organes Mini qui compte des versions à traction intégrale.

Pour affronter la concurrence, BMW n’avait en fait pas d’autre choix que de copier la recette appliquée par les autres monovolumes premium. Sans un moteur transversal pour entraîner les roues avant et une carrosserie haute, il est impossible de créer un grand volume à bord et de proposer un intérieur flexible tout en restant sous la barre des 4,5 mètres. Avec sa banquette arrière coulissante et fractionnable en trois parties, la BMW Série 2 Active Tourer est une vraie familiale qui proposer un volume de chargement pouvant atteindre 1.510 litres.

De vrais gènes BMW

Pour BMW, il était impératif que la 2 Active Tourer offre un comportement très dynamique. Un soin tout particulier a donc été apporté à la mise au point du châssis. Le résultat est plutôt convaincant : le monovolume BMW vire comme sur des rails et il n’éprouve aucune difficulté à faire passer la puissance sur le train avant malgré les 231 chevaux de notre 225i d’essai. Le plaisir de conduite est donc bien présent.

A bord, on retrouve la touche premium de BMW avec un habitacle soigné et des gadgets comme l’affichage tête haute, le régulateur de vitesse actif avec contrôle de distance, l’assistance de maintien de file et la suspension active. Ces équipements ne font pas partie de la dotation standard du modèle dont le premier prix est affiché à 28.350 euro. Pour bénéficier d’un équipement plus complet, on peut facilement tabler sur une dizaine de milliers d’euros supplémentaire.

Trois ou quatre cylindres

L’offre de motorisations est vaste, tant en essence qu’en diesel, avec les nouveaux trois et quatre cylindres. Sous le capot des 216d (116 ch) et 218i (136 ch), on trouve un 1.5 turbo sobre et compact. Les versions les plus puissantes – disponibles avec quatre roues motrices – font appel à un quatre cylindres 2.0 : 220i (190 ch) ou 225i (231 ch) en essence, 218d (136 ou 150 ch) ou 220d (190 ch) en diesel.

BMW propose cinq niveaux de finition pour son Active Tourer parmi lesquelles une version sportive bagdée M.

En conclusion : l’arrivée de cette BMW 2 Active Tourer n’a rien d’un sacrilège car elle se profile comme la plus sportive de sa catégorie. Mais on ne pourra pas en vouloir aux vrais conducteurs de BMW de continuer à la voir comme le mouton noir de la famille.

Prêt pour la prochaine étape

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