Essai: Jaguar XFR – Deuxième jeunesse

Profitant du restylage opéré sur la gamme XF en 2011, la variante sportive XFR s’affirme ! Un gain de personnalité qui devrait lui permettre de connaître une nouvelle jeunesse... commerciale.

Car depuis son lancement, la XF était critiquée pour son manque de parti-pris esthétique. Certes, elle apportait un réel vent de fraicheur dans la gamme en succédant à l’ultraconservatrice S-Type, mais sa version musclée R restait beaucoup trop discrète pour espérer tailler des croupières aux agressives BMW M5 ou Mercedes E63 AMG.

Il s’agissait alors d’un choix délibéré de Jaguar de ne pas trop choquer la clientèle, à une époque où la marque n’osait pas encore se lâcher. Aujourd’hui, la nouvelle génération de XJ a eu le temps de dérouter tout le monde, et le XFR n’a donc plus peur d’afficher une allure bien plus débridée.

Charismatique

Bien entendu, c’est la partie avant qui est la plus concernée puisque c’est elle qui a été la plus touchée par le facelift. En plus des nouvelles optiques au regard perçant et de la nouvelle calandre à croisillons, la XFR se pare d’un bouclier largement aéré, creusé de deux écopes agressives de part et d’autre. La couleur est clairement affichée, surtout si l’on ajoute à cela le capot flanqué de deux prises d’air ou le diffuseur intégré au bouclier arrière supportant également les quatre embouts d’échappement.

L’évolution de l’habitacle est plus minime, et touche principalement aux détails. L’intégralité de la planche de bord est en effet reconduite de la précédente mouture, avec toujours cette cinématique particulière au démarrage de l’auto qui fait sortir le levier de vitesse circulaire de sa cachette et démasque les ouïes d’aération. Il va de soi que l’équipement de série est ultra-complet!

On appréciera le soin apporté aux matériaux et à l’ambiance, résolument sportive dans notre modèle d’essai grâce à la sellerie d’un rouge très latin et aux inserts en aluminium sur l’intégralité du tableau de bord. Toutefois, certains détails nous rappellent que l’on n’est pas dans une allemande...

Trublion de la Couronne

La partie technique de l’auto n’a guère évolué, et l’on retrouve avec bonheur le succulent V8 5.0l Supercharged à injection directe dont la puissance est annoncée à 510 chevaux et le couple, à 625Nm. Rien d’étonnant donc à ce que l’auto conserve ses caractéristiques routières, savant mélange entre confort de roulage en conduite calme, et efficacité redoutable une fois en mode sport, avec notamment une accélération de 0 à 100km/h expédiée en 4,9 secondes! La boîte de vitesses à six rapports à commandes au volant se montre douce et réactive, et le comportement routier se fait imperturbable, quelles que soient les conditions de route ou d’adhérence. Toutefois, compte tenu de son gabarit, c’est logiquement en ligne droite ou en courbe rapide que l’auto s’exprime le mieux avec une stabilité parfaite, tandis qu’elle se trouve un peu plus à la peine en virage serré notamment à cause de son poids, de 1.891 kilos.

Cette XFR constitue donc une alternative crédible à ne surtout pas négliger au moment du choix, d’autant qu’elle s’offre à un prix d’ami : environ 92.000 euros ! C’est 25.000 euros de moins qu’une M5 ou une E63 AMG !

Prêt pour la prochaine étape

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