Essai: Renault Kadjar – Du Qashqai là-dessous

Une bonne année après Nissan, c'est au tour de la partie Renault de l'Alliance de lancer son crossover de segment C. Le Kadjar a-t-il de quoi égaler le succès du Qashqai?

Non, le Kadjar n'est pas le remplaçant du Koleos. Ce dernier reste en poste et ne prendra sa retraite que dans quelques mois, tandis que son successeur se fera attendre jusqu'en 2017.

Le Kadjar a donc la voie libre, et devrait en faire bon usage. En Europe, le segment C représente en effet quelques 10 millions de voitures par an, dont 30% de SUV. Il faudrait donc être fou pour ne pas lancer une version française du Nissan Qashqai, d'autant que 60% des pièces sont partagées.

Identité propre

Les 40% d'éléments restants sont ceux qui se voient, à commencer par la carrosserie musculeuse, en ligne avec le nouveau langage stylistique de la marque. Un langage caractérisé par la signature LED de la face avant, par les accents de chrome sur les flancs et par des blocs optiques arrière très prononcés. Ajoutez encore des arches de roues accentuées et vous obtenez une voiture qui attire l'œil, surtout avec des couleurs rafraîchissantes comme le rouge, le blanc ou le bleu. A bord, la qualité des matériaux fait impression, du moins si on opte pour la Bose Edition. Cette version haut de gamme reçoit évidemment une installation audio du même nom, qui fait partie du nouveau système d'info-divertissement R Link-2 à écran tactile 7''.

L'habitabilité est plus que correcte et le coffre présente un double-fond compartimenté. On peut aussi commander en accessoires les rails de toit et la boule de remorquage escamotable. Comme de coutume aujourd'hui, l'équipement de sécurité est riche, avec un freinage d'urgence actif, la surveillance de changement de bande et celle d'angle mort. On trouve encore sur la liste d'option un système de parking automatique. Sous le capot, il n'y a que des moteurs Energy de dernière génération: le 1.2 essence 130 ch (22.9900€), le 1.5 diesel 110 ch (26.000€) ou le 1.6 diesel 130 ch (29.300€). Ce dernier peut être associé à une transmission 4x4 non-permanente, tandis que la boîte auto double-embrayage EDC 6 n'est – pour le moment – disponible qu'avec le diesel 110 ch.

Diéselons donc

Sur la route, le Kadjar a le don de vous rendre la vie agréable. L'assistance de direction est légère, la commande de boîte est douce et l'amortissement brille par son confort. Il n'y a guère qu'avec les jantes 19'' qu'on ressente un peu plus les irrégularités du sol. En termes de puissance, le moteur essence downsizé est un peu juste pour un SUV de 1.400 kg, à moins d'avoir une conduite vraiment tranquille. Le diesel 110 ch à transmission avant était indisponible à l'essai, par contre nous avons découvert le 130 ch 4x4 et malgré ses 200 kg supplémentaires, il sait se montrer énergique et donne l'impression d'être plus entreprenant. Tous les moteurs sont plutôt discret et ne rechignent pas à monter dans les tours mais attention, quand on adopte une conduite plus sportive avec le 1.2 TCe, son appétit augmente sensiblement. Bref, n'hésitez pas et optez pour un diesel. Avec eux, le Kadjar a nettement de quoi inquiéter la concurrence.

Prêt pour la prochaine étape

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