Essai: Toyota C-HR – La Toyota des jeunes

Le Rav-4 ayant bien grandi, il en devient presque trop massif pour le segment C. Impossible pourtant pour Toyota de se priver de ce segment très porteur, que la marque réinvestit donc avec le C-HR. Un engin décalé sorti de derrière les fagots dont le géant japonais a le secret.

Avec ses traits acérés et ses flancs musclés directement issus du concept éponyme présenté voilà deux ans au Salon de Paris, le C-HR attire l'oeil. Ses proportions parviennent à masquer son encombrement comparable à celui d'un Nissan Qashqai : 4,36 mètres de long. Mais le C-HR vise une toute autre clientèle.

Les jeunes en ligne de mire

Comme sa ligne plongeante peut le laisser deviner, le C-HR entend satisfaire les amateurs de conduite sportive, les jeunes adultes européens en particulier. C'est en effet à l'écoute de leurs attentes que Toyota a été particulièrement attentif pour la conception de son dernier-né. Mais pas question pour autant de négliger les aspects pratiques : la marque annonce 377 litres de coffre (plus à notre avis) extensibles via une banquette 60-40, et quatre adultes de taille moyenne peuvent prendre place confortablement à bord. Le dessin des vitres arrière ne rend toutefois pas ces places des plus accueillantes par leur peu de luminosité, mais l'espace y est. Evidemment au vu de la clientèle visée, le C-HR fait le plein de contenu technologique, ne manquant absolument de rien que ce soit en aides à la conduite ou en équipements multimédia. Seul l'écran tactile aurait mérité un peu plus de réactivité et un design plus moderne.

Prius Inside

Bâti sur la plateforme de la dernière Prius, le C-HR en reprend également la motorisation hybride 1.8 VVT-i de 122 chevaux. Une version qui satisfera les utilisateurs urbains où elle se fait la mieux indiquée, et où les griefs traditionnels promulgués à l'encontre de la boîte de vitesse (ou plutôt l'absence de boîte, fonctionnant à la manière d'une variation continue) toujours aussi fatigante par le moulinage du moteur qu'elle provoque, seront les moins dérangeants. Ceux-là seront alors ravis de profiter de quelques kilomètres sans utiliser le moteur thermique, portant la consommation homologuée à 3,6l/100km.

1.2 Turbo

Les conducteurs plus sportifs se tourneront sans hésiter vers le 1.2 Turbo, seule autre motorisation au catalogue. Comptant 116 équidés, celui-ci permet de profiter au mieux de l'excellent travail réalisé par les ingénieurs sur le châssis. Dans les enchaînements de virage, le C-HR se fait réellement avenant, comptant sur l'efficacité de sa direction et le mordant de son train avant pour assurer un comportement précis et efficace, peaufiné par des suspensions au tarage parfait, maintenant le roulis lorsque cela s'avère nécessaire tout en préservant un niveau de confort irréprochable. Dommage que les bruits aérodynamiques soient si présents autour des rétroviseurs et de l'énorme becquet arrière.

Pas donné

Côté tarif, le C-HR 1.2 Turbo s'échange à un prix de base de 22.900 euros couplé à la boîte manuelle à six rapports (le meilleur choix selon nous). Une variante à quatre roues motrices assortie d'office à la boîte automatique CVT est également proposée. Pour l'hybride, le ticket d'entrée se situer à 28.500 euros. C'est cette dernière qui devrait assurer les trois quarts des 100.000 unités annuelles vendues en Europe.

Toyota C-HR 1.8 VVT-i Hybrid
Moteur: Quatre cylindres, hybride, 1.798cc;
122 ch à 5.200 t/min
142 Nm à 3.600 t/min.
0 à 100 km/h: 11 sec
Pointe : 170 km/h
Conso : 3,6 l/100km
CO2 : 82 g/km
Prix : 28.500 €

Prêt pour la prochaine étape

Tous les articles

Salon de Francfort : le début de la fin ?

De Tomaso P72 : Ressusciter avec style

Mini Cooper SE : 200 kilomètres

Afficher plus