Essai: Toyota GR Supra – A la hauteur de la légende ?

Après 17 ans d’absence, la Toyota Supra fait son retour en concessions. Fruit d’un partenariat avec BMW, ce nouveau modèle est pourtant loin d’être une « Z4 japonaise ». Et c’est un joli compliment !

Je ne vous apprends rien en vous disant d’emblée que cette nouvelle Toyota Supra – GR Supra (Gazoo Racing, la branche « motorsport de Toyota) de son nom complet - est le produit d’une collaboration avec BMW. Elle partage donc son châssis, son moteur et une bonne partie de ses solutions techniques avec la dernière Z4. Toutefois, les ingénieurs et metteurs au point des deux marques ont travaillé chacun de leur côté au développement du produit proprement dit. Le pilote d’essai principal de Toyota Motor Europe aurait d’ailleurs refusé de conduire la Z4 durant le développement pour éviter d’être influencé par la bavaroise.

Lederhose et kimono

Extérieurement, impossible de trouver une quelconque filiation entre cette Toyota et sa cousine. La Supra transpire le muscle, la sportivité, par ses proportions et par ses nombreux détails, quitte à ce qu’ils soient factices, comme c’est le cas des prises d’air sous les phares, sur le capot ou dans les portières. De face comme de dos, la voiture dégage une vraie présence sur la route, grâce à sa hauteur réduite et ses voies larges. Et le toit à double bosselage apporte la touche finale à ce design musclé.

A bord en revanche, l’influence allemande est bien plus marquée, et l’on retrouve de nombreuses commandes directement issues de chez BMW (levier de vitesse, commodos, climatisation, système multimédia…). Toute cela est néanmoins intégré dans un univers propre à la japonaise. On apprécie surtout l’écran face au conducteur, à l’affichage clair et lisible, et où le compte-tour occupe une place centrale, ce qui témoigne de la tendance sportive de l’auto.

Facile !

Sous le capot, les six cylindres en ligne placent parfaitement le moteur, pourtant fourni par BMW, dans la lignée Supra, fidèle à cette architecture depuis ses débuts. Ses 340 chevaux et 500 Nm promettent des performances intéressantes malgré les 1.495 kg de la bête, expédiant notamment le 0 à 100 km/h en 4,3 secondes. Mais plus que les performances pures, c’est l’équilibre général de l’auto qui régale. L’implantation du moteur au plus bas et en retrait de l’essieu avant a permis non seulement de répartir parfaitement les masses (50:50), mais aussi de diminuer encore le centre de gravité par rapport à une GT86 ! Il en résulte une voiture très agile dans les courbes, d’une belle neutralité et, en plus, très communicative.

Toyota n’a d’ailleurs pas hésité à nous laisser jouer avec ses limites sur circuit. Des limites qui apparaissent de façon très prévenantes. Le différentiel arrière et les excellents pneus Michelin Pilot Supersport fournis en série assurent une motricité et une maniabilité sans faille en toutes circonstances. Et même lorsqu’on désactive l’ESP, le comportement ne se montre jamais imprévisible, laissant même le novice s’amuser avec les limites des lois physiques avec une certaine facilité.

Flexible

Mais n’allez pas croire que cette Supra est un jouet de « track days ». Elle est aussi – et surtout – parfaitement utilisable au quotidien. En désactivant le mode sport (seul paramétrage personnalisé proposé par Toyota), les délicieux à

Toyota Supra
Moteur : 6-en-ligne turbo essence, 2.998 cc
340 ch de 5.500 à 6.500 t/min
500 Nm à 1.600 – 4.500 t/min
0-100 km/h : 4,3 secondes
Pointe : 250 km/h
Conso : 7,5 l/100 km (NEDC corrélé)
Moyenne de l'essai : 13,1 l/100 km
CO2 : 170 g/km
Prix : 65.900€

Prêt pour la prochaine étape

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