Essai: Volkswagen Polo – Remise à niveau

Avec ses nouveaux moteurs et ses technologies de pointe, Volkswagen offre à sa Polo une seconde jeunesse. Cette cure de jouvence a de quoi séduire les plus exigeants.

La cinquième génération de Polo vient de faire peau neuve. Le modèle actuel ayant été lancé en 2009, il était temps que le constructeur s’occupe de son cas. Mais, écrivons-le d’emblée : cette refonte se veut plus technique qu’esthétique. Dès lors, pour distinguer l’ancienne mouture de la nouvelle, il faut avoir un œil de lynx...

Extérieurement, aucune évolution majeure n’est à signaler. En étant attentif, on remarque juste que la face avant s’offre des phares redessinés et recourant aux LED, que la calandre se pare d’un jonc chromé et que l’arrière s’offre de nouveaux feux. A bord, le constat est identique. On épingle toutefois l’apparition d’un volant flambant neuf et de compteurs empruntés à la Golf. La console centrale, pour sa part, dispose - en option – d’un système multimédia se dotant d’un écran de 6,5 pouces. Avec son capteur de proximité, ce système fait apparaître les menus avant même que l'on touche l'écran certes, mais dispose aussi d’une fonction inédite du nom de « Mirror Link ». Grâce à elle, il est possible d’afficher l’interface de son Smartphone sur l’écran du système.

Pour le reste, on retrouve avec plaisir un habitacle se voulant fonctionnel, mais un rien triste au niveau des coloris intérieurs. Heureusement, pour plus de gaieté, Volkswagen propose - à l’occasion du lancement - une série spéciale « Fresh ». Elle se démarque avec un habitacle bicolore. Sympa !

Nouveautés cachées

Sous le capot de la Polo, par contre, l’heure est au changement radical. Le constructeur ne conserve aucun bloc de la mouture précédente et déboule avec une palette de moteurs répondant aux normes Euro 6. Concrètement, en essence, on dispose désormais d’un trois cylindres de 1 litre se déclinant en deux niveaux de puissance : 60 ou 75 ch. A côté de ce nouveau venu, Volkswagen reconduit le 1.2 TSI fort aujourd’hui de 90 ou 110 chevaux. L’offre Diesel, quant à elle, repose sur un trois cylindres 1.4 TDI. Il sera immédiatement disponible en version 75 ou 90 chevaux et, plus tard, dans une configuration 105 chevaux. En fonction de leur puissance, ces blocs s’associent à la réputée boîte DSG à 7 rapports ou à des boîtes manuelles à 5 ou 6 vitesses.

Certains équipements font aussi figure de nouveautés cachées. On peut ainsi citer le freinage automatique d’urgence proposé de série, le régulateur de vitesse adaptatif ou encore l’amortissement piloté offrant le choix entre les modes « Normal » et « Sport ».

Bien dans sa peau !

De toutes les mécaniques essayées, c’est le 1.4 TDI de 90 ch qui a retenu notre attention. En s’associant à la boîte à double embrayage assez réactive, si ce trois cylindres ne fait pas de la Polo un foudre de guerre, il en fait au moins une compagne de route largement recommandable. En effet, ce TDI se présente avec une certaine souplesse de fonctionnement, est garant de franches reprises et se contente d’une consommation relevée n’excédant jamais les 5 l/100 km. Néanmoins, on peut lui reprocher d’être un peu bruyant.

Par ailleurs, au bout de quelques kilomètres, on apprécie la direction électro-mécanique se révélant précise et informative. Question confort, si la suspension se révèle un peu ferme en mode « Normal », elle ne nuit pas pour autant au bien-être des occupants. Le mode « Sport », quant à lui, n'apporte rien de plus. Sauf, peut-être à l’image des autres innovations, de faire de la Polo une mini Golf en puissance disponible à partir de 16.800 € TVA comprise.

Prêt pour la prochaine étape

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