Premier contact: Opel Insignia (Paris Mondial de l'auto) – Vues intérieures

Une clé de contact aussi grosse qu’un sac à main ? Non, cet énorme mutant n'est pas pour une voiture sortie des «Voyages de Gulliver». Opel nous présente un modèle 5 fois plus grand que le Sésame de l’Insignia.

Nous nous sommes rendus au centre de design de General Motors Europe à Rüsselheim et avons tout appris sur le design intérieur de la renaissance révolutionnaire d'Opel dans le milieu de gamme. La clé de contact agrandie cinq fois en révèle déjà beaucoup sur les objectifs de développement de l’Insignia. Tout doit être parfait jusque dans les moindres détails et donner une sensation de grande qualité. Comme la clé justement dont le modèle géant permet de définir toutes les finesses du développement.

Et des finesses, l’Insignia en recèle des quantités. Jusqu'à maintenant, nous n’avions pu admirer le successeur de la Vectra que sur des photos. Désormais, sa première présentation «live» statique aux journalistes a pu nous convaincre. La berline en impose même davantage que ce que les photos promettaient de voir. Cette Opel se tient bien et devrait connaître une carrière fulgurante.

Prémisses de l’Astra

L’Insignia est l’ambassadrice d’un changement. Le langage des formes se retrouvera dans de nombreuses nouveautés Opel futures. Des nouveautés futures, comme par exemple la prochaine génération d’Astra, qui reprendra de nombreux éléments de l’Insignia. Ainsi, à partir de 2010, l’Astra aura un aspect bien plus puissant et dynamique. C’est du moins ce que laissent entrevoir deux schémas du prochain adversaire de la Golf.

L’Insignia convainc par ses accents dynamiques. Nouveaux détails : la calandre chromée proéminente avec le logo de la marque et l’inscription Opel. Dans les coins extérieurs des phares, on remarque des feux de jour à diodes en formes de «Wings» qui octroient aussi aux feux arrière un caractère particulier. Les «wings» ne doivent pas être confondues avec les «blades».

A propos des Blades et des Wings

Les «Blades» se trouvent sur les flancs de l’Insignia. Il s’agit de moulures dans les portes qui donnent à la carrosserie encore plus de mouvement. Les wings et les blades se retrouvent aussi dans l’habitacle. Mais nous y reviendrons.

L’Insignia donne une impression de puissance avec ses grandes roues. La voiture a toutefois plus de cachet avec des roues de 19 ou 20 pouces. Les Designers sont malgré tout parvenus à donner une sensation de finesse aux ailes avant. Tout comme la voiture dans son ensemble, qui bien que mesurant 4,80 mètres, parait moins massive que la Vectra actuelle.

Plus précieux mais pas plus cher

On peut aussi admirer les logements des rétroviseurs extérieurs. Ils n’intègrent pas de rappels de clignotants, contrairement à la tendance actuelle. Opel indique que les rétroviseurs doivent être remplacés assez souvent et que ceux qui intègrent les clignotants sont chers et font exploser les coûts de réparation. Cela devrait toutefois aussi concerner les coûts de production.

Les coûts étaient un thème central pour l’Insignia. Le prix devait être proche de celui de la Vectra, mais la qualité quant à elle devait sensiblement augmenter. Mission réussie: une explosion des coûts a été évitée et la qualité a atteint le niveau de Mercedes ou d’Audi. On se sent tout de suite bien dans l’Insignia, l’Opel la plus confortable de tous les temps. Les formes, les matériaux, les tailles des fentes, l’éclairage, l’ergonomie, tout pour plaire aux amateurs automobiles les plus blasés. Ah, oui: les Wings et les Blades se retrouvent sur le volant, dans la console centrale ainsi que dans les portes.

Pratiquement tout est bien

Un peu de critique est toutefois autorisée : ne sont t’ils pas allés trop loin dans le design intégral? L’habitacle est surchargé par un grand nombre de commutateurs et de boutons présents sur le tableau de bord. Ceux qui préfèrent la sobriété spartiate apprécieront moins. Mais de nombreux boutons sont aussi pratiques parce qu’ils servent de raccourcis directs à de nombreuses fonctions que l’on doit sélectionner dans d’autres voitures seulement après un guidage compliqué par menu.

L’intérieur distille au final malgré tout une symphonie très harmonieuse de couleurs, de matériaux et de formes, quelle que soit la finition. Il en existe d’ailleurs trois. La version de base se prénomme Elegante. Dans la zone supérieure, les matériaux sont dans des tons sombres et chauds, alors que dans la partie inférieure tout est clair. On retrouve sous la zone claire des tapis sombres. On parle chez Opel d'un design de couleur Sandwich.

Jeux de couleurs

Pour l’équipement sport en revanche, tout est noir, ce qui transmet davantage de froideur et de sportivité. A propos de cet équipement: si l’on appuie sur un bouton portant le nom «sport» dans la console centrale, la voiture arbore des réglages plus dynamiques et l’éclairage du tableau de bord change du blanc au rouge. Cette fonction sport est toutefois une option à rajouter.

L’impression de confort la plus prononcée est celle de la finition supérieure Cosmo. Les applications et matériaux utilisés ici, comme le décor de bois de bambou, procurent une ambiance particulièrement naturelle. L’atmosphère de cette finition rappelle les cafés Starbuck ou le design actuel dans les restaurants MacDonald.

Outre l’ambiance confortable, l’espace offert à bord de l’Insignia est généreux. Il sera possible de voyager confortablement dans des sièges avant bien formés. A l’arrière, la quatre-portes propose des conditions permettant un voyage détendu pour deux adultes. Seule la ligne de toit très inclinée à l’arrière impose aux personnes de plus de 1,80 m un contact avec le pavillon. Sinon, tout est pour le mieux.

Prêt pour la prochaine étape

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