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Rapport: VW a triché aux tests d'émissions – "Nous avons fauté"

VW a été pris aux USA la main dans le sac. Le groupe a équipé ses VW et Audi d'un moteur 2.0 TDI comportant un software capable de reconnaître les procédures de tests, et de faire en sorte d'émettre moins de substances polluante qu'en usage normal.

Les dégâts à l'image de marque ne sont pas à sous-estimer, et ne parlons même pas de l'amende éventuelle… De quoi s'agit-il exactement? Aux USA comme chez nous, il existe des procédures de tests déterminant le niveau d'émissions des voitures. VW s'illustrait en étant l'un des rares constructeurs à proposer un moteur 2.0 diesel répondant aux normes très strictes, et ce sans avoir recours à un additif AdBlue. Un argument considérable, qui s'avère aujourd'hui être un mensonge. Suite aux recherches menées par une petite ONG active dans le domaine de la pollution atmosphérique, il est apparu que les différences entre les tests en laboratoire et ceux menés dans les circonstances réelles étaient considérables. VW n'a d'abord pu fournir aucune explication, puis a avoué que les voitures concernées – Audi A3, VW Passat, VW Beetle – étaient équipées d'un "truc électronique" pouvant identifier les procédures de test pour ensuite adapter les caractéristiques du moteur.

11 millions de voitures

Est-ce que ça va faire mal? Difficile à estimer, en fait. Le Groupe VW, réputé pour ses compétences techniques, est encore considéré ici comme un simple tricheur. Mais on peut craindre que le constructeur, qui connaissait déjà quelques difficultés aux USA, n'ait définitivement creusé sa tombe sur ce marché. L'amende éventuelle pourrait se chiffrer en milliards de dollars, puisqu'on parle de quelques 11 millions de voitures. Par ailleurs, VW pourrait se voir réclamer des dommages et intérêt par des clients qui se sentent floués. Et une opération de rappel classique pour adapter le software ne suffira pas à calmer le jeu.

A qui la faute?

Indubitablement, des têtes vont rouler chez VW. La question est de savoir si le Big Boss lui-même, Martin Winterkorn, peut échapper à la sanction. Et les questions qui suivent sont: VW est-il le seul groupe à s'être rendu coupable d'une telle tricherie? Est-ce pareil en Europe? Quoi qu'il en soit, VW a immédiatement interrompu les ventes du 2.0 TDI aux USA et au Canada, même si ce software n'équipe plus les voitures depuis 2014. Pendant ce temps, la valeur boursière du groupe dégringole…

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