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Laverda

Les débuts d'une légende

La société Laverda, fondée en 1873 par Pietro Laverda et implantée à Breganze, était à l'origine dédiée à la construction de machines agricoles. Il faudra alors patienter plusieurs dizaines d'années avant que la marque ne veuille bien s'intéresser à la production d'engins à deux-roues motorisés, sous l'impulsion du petit-fils du fondateur Francesco Laverda. Ce dernier crée ainsi la branche moto de la firme. Le premier prototype n'apparaîtra qu'à la toute fin des années 1940. Le début de cette aventure industrielle prend forme avec tout d'abord la production de véhicules de petites cylindrées de 75 cm³. Ces machines signées par le constructeur italien pourront alors se targuer d'un beau succès - y compris sur marché de la moto d'occasion - et se distingueront par leur endurance. Elles brilleront même sur les circuits de course avec une première victoire dans le Giro d'Italia et la Milan-Tarente. La société produira ensuite un véhicule doté d'une cylindrée de 100 cm³ qui sera lui aussi performant sur les circuits, ainsi que d'autres deux-roues tels qu'un cyclomoteur et un scooter.

À partir des années 1960, le décollage

Au milieu des années 1960, la marque Laverda sortira un twin montant à une cylindrée de 650 cm³ très grandement inspiré du modèle CB 450 de chez Honda. Sa boîte de vitesses à cinq rapports lui permet d'atteindre les 190 km/h. Laverda misera ici sur la robustesse et la fiabilité de son modèle en annonçant qu'une première révision majeure ne serait pas nécessaire avant les 100 000 km. Un vrai coup de génie marketing et technique. La montée en puissance de la marque sera suivie par celle des machines produites. Une 750 cm³ servira de référence de base à la production de la SF puis de la SFC Super Freni Competizione, œuvres de l'ingénieur Luciano Zen. Ce véhicule très sportif ne mettra que très peu de temps à démontrer ses compétences en compétition et trustera le podium aux 24 heures de Barcelone en remportant les trois premières places. Bien d'autres titres suivront. Alors que les motos japonaises commençaient à pointer le bout de leur nez et qu'une dure concurrence se faisait ressentir sur le marché, la fratrie italienne a alors riposté avec la conception d'un trois-cylindres de 1000 cm³, en préambule de la Jota en 1976 - nommée d'après le nom d'une danse espagnole à trois temps - un engin puissant et charismatique qui marquera les esprits de toute une génération de motards et qui sera considéré par beaucoup comme un point culminent de cette industrie. Cet engin est d'ailleurs très recherché aujourd'hui sur le marché de la moto d'occasion. Un autre grand nom bien connu de la gamme, la 1000 V6 à 4 soupapes par cylindre et transmission par cardan, qui atteindra en compétition la vitesse de 283 km/h au Bol d'Or de 1978 mais qui verra sa carrière écourtée par un changement de règlement portant atteinte à la limitation des moteurs à quatre cylindres.

Les années 1980 où le début des abysses

La fin des années 1980 marquera une longue et dure traversée du désert pour Laverda qui se verra rachetée puis délocalisée alors près de Vicenza. Les différentes machines conçues, citons parmi elles les 650, 668 et 750 Sport, Supersport, Ghost, Strike et Formula, ne parviendront pas à percer et à remporter le succès escompté. Finalement, c'est alors un autre grand constructeur italien, à savoir Aprilia, qui reprendra la direction de la société et essaiera de procéder à une réanimation. Pour relancer la marque, les cerveaux d'Aprilia imagineront un nouvel engin, avec un nom mythique : la 1000 SFC. Rélance qui n'aboutira jamais faute de problèmes financiers. Depuis, Aprilia flotte sous l'étendard du groupe Piaggio. En sommeil depuis des années malgré la forte cote conservée dans les cœurs des passionnés de moto d'occasion toujours à l'affût d'un bijou, Laverda laisse régulièrement planer la rumeur d'un possible retour avec une nouvelle version de la Jota, revenant régulièrement comme reviennent les feuilles mortes chaque année.