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Triumph Scrambler

Triumph Scrambler : néo-rétro par essence

Au cours des années 2000, Triumph commence à se tourner vers son riche passé. En découlent les apparitions successives de la Thruxton puis de la Bonneville T100. En 2006, c'est au tour de la Scrambler de voir le jour. Contrairement à la Bonneville, elle ne reprend pas un ancien patronyme mythique de la marque anglaise mais le nom d'un type de motocycles apparu dans les année 1960 et 1970. À cette époque, les amateurs de conduite en tout-terrain ont en effet commencé à modifier leurs motos pour les adapter à leur nouvel espace de jeu. Les différences les plus notables étant une garde au sol relevée, un guidon plus large pour diminuer les efforts et rendre la cylindrée plus maniable, ainsi que des échappements hauts pour éviter de les endommager par les projections. Bien vite, les constructeurs ont commencé à produire eux-même des Scrambler, de simples dérivés de leurs modèles phares, avant que Yamaha n'invente le trail moderne. Triumph a donc repris ces éléments pour concevoir la Scrambler. Celle-ci se positionne comme une héritière de la TR6 C de 1971, avec notamment des sorties d'échappements très similaires (si ce n'est qu'elles sont positionnées à droite sur le deux-roues modernisé). Concernant sa conception, la Scrambler fait confiance à des solutions éprouvées avec un cadre à double berceau, une fourche télescopique traditionnelle et deux amortisseurs de part et d'autre du bras oscillant. Comme en témoigne le freinage confié à des disques de 320 mm et 255 mm de diamètre, respectivement à l'avant et à l'arrière, ainsi qu'à des étriers double piston, cette Triumph néo-rétro est cependant construite selon les standards de la production actuelle.

Triumph Scrambler : une carrière sans révolutions

En moto d'occasion, qu'on opte pour une Scrambler de 2006 ou un millésime récent, les différences sont minimes. Bien née et adoptée immédiatement par les motards, cette Triumph est en effet devenue une nouvelle icône. Il semble ainsi que la marque se soit efforcée de lui conserver ses défauts, lesquels font partie intégrante du concept, comme les sorties d'échappements relativement dangereuses à l'arrêt lorsque le véhicule est chaud. Aussi, la grosse évolution de la Triumph Scrambler a été dictée par les nouvelles normes antipollution. L'alimentation du moteur par deux carburateurs Keihin a été remplacée par un système d'injection en 2008, entraînant la modification du réservoir d'énergie pour que celui-ci puisse accueillir une pompe à essence. Sur une moto d'occasion, c'est à peu près la seule différence permettant de reconnaître un modèle d'avant 2008. Ceci d'autant plus que décision a été prise chez Triumph de cacher le nouveau système d'injection dans des carburateurs factices pour préserver le style de la cylindrée. Au rang des différences notables selon les millésimes, on notera les coloris disponibles au catalogue. La Scrambler n'a en effet été disponible que quatre ans (entre 2009 et 2012) dans les mêmes couleurs. Par ailleurs, depuis la sortie de sa gamme Classic, Triumph s'attache à proposer une grande variété d'accessoires sur ses deux-roues. Il est ainsi possible de choisir son type de selle, un sabot moteur ou une grille de phare façon années 60 sur un modèle neuf. Sans compter le catalogue assez important disponible chez les accessoiristes renommés. Aussi, si toutes les Triumph Scrambler d'occasion se ressemblent, aucune n'est vraiment identique.

Le sacrifice de l'injection

Née avec des carburateurs et 55 ch, la Triumph Scrambler a adopté bien vite l'injection et 59 ch. Le 865 cc qui l'équipe est le bicylindre en ligne avec double arbre à cames en tête que l'on retrouve sur les Bonneville T100 et Thruxton (en version 68 ch sur ces dernières). Il est - comme il se doit - refroidit par air, ce qui s'avère suffisant puisque cette mécanique n'est pas des plus poussées par rapport à ce qui se fait dans la production moderne. La moindre puissance par rapport aux deux autres versions de la gamme Classic, se traduit par un moteur plus "rond", avec 90% du couple disponible dès 2500 tr/min (68 Nm à 4750 tr/min sinon), obtenu grâce à un calage différent. Les caractéristiques de cette motorisation font de la Scrambler une moto parfaite pour les balades sur les routes départementales et d'éventuelles escapades sur des chemins moins carrossables. La transmission finale se fait par chaîne et l'embrayage est un système aussi contemporain que le bloc : multidisque à bain d'huile. La boîte de vitesses est à cinq rapports et la multiplication permet d'atteindre 175 km/h en vitesse de pointe. Une performance plutôt théorique puisque l'absence de protection ne pousse pas à dépasser les 130 km/h, même sur circuit. Le poids à sec de la Scrambler est de 205 kg.