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L'histoire de la marque de moto légendaire va commencer en 1885, lorsque le jeune Siegfried Bettman, Allemand émigré au Royaume-Uni en 1883, se lance dans le commerce de véhicules pour la première fois, en commençant par l'exportation de vélos vers l'Allemagne, son pays natal. Jugeant son patronyme quelque peu contreproductif pour le commerce en tant que nom de marque, il s’inspire des sonorités de la langue anglo-saxonne et cherche un mot à la sonorité plus porteuse. Le mot Triumph s'impose rapidement. La marque légendaire est désormais née, et développe une gamme de bicyclettes de ville.

La transition vers les deux-roues motorisés

Assez rapidement, Siegfried Bettman s'associe avec un compatriote technicien également émigré au Royaume-Uni, Mauritz Schulte. Ils choisissent alors de s'installer à Coventry, dans la région industrielle la plus dynamique du Royaume-Uni. En 1895, la rumeur de l'apparition imminente de dispositifs de motorisation pouvant équiper les avions, les voitures ou les motos bruisse dans toute la ville. Les deux associés travaillent plusieurs années à l'installation d'un premier moteur, fabriqué en Belgique, sur un modèle de bicyclette. En 1902, le prototype est au point. C'est la naissance de la première d'une longue série de motos légendaires ! En 1905, les deux associés produisent leur propre moteur monocylindre de 363 cm3. Progressivement, suite aux études mécaniques poussées des deux associés, la puissance va augmenter pour atteindre 550 cm3. Rapidement, ce modèle de moto fait l'unanimité auprès des amateurs en termes de puissance, de robustesse et de fiabilité. Le modèle finit même vainqueur du Tourist Trophy de 1907, grâce à une vitesse de pointe record pour l'époque de 70 kilomètres par heure. La notoriété de la marque progresse à grande vitesse. Elle lance alors la firme TWN, sa première filiale allemande : son épopée internationale est définitivement lancée. En 1914, les nombreux modèles de motos Triumph d’occasion ou neufs seront réquisitionnés au titre de l'effort de guerre, tout comme beaucoup d’autres biens. L'efficacité et la robustesse des motos de la marque furent alors confirmées par l'armée, qui contribua à asseoir encore davantage leur réputation. A l'issue du conflit, les associés ajoutèrent un second moteur au modèle, créant ainsi le premier deux-roues bicylindre de l'histoire. En 1919, Schulte quitte la société. La firme ne se trouvera un digne successeur qu'en 1932, avec l'arrivée de Val Page, ingénieur de son état. Ce dernier va révolutionner la marque en lui conférant un style plus dynamique, et en réalisant l'iconique moteur bicylindre vertical nommé vertical twin, qui constitue aujourd'hui encore l'identité visuelle de la marque partout dans le monde. La marque décline dès lors un moteur de 650cm3 en série, qui connaît un succès grandissant.

Un tournant négatif dû à la conjoncture

Malgré ce succès, le krach de 1929 va complètement assécher les finances de la société et contraindre Siegfried Bettman à vendre la firme. L'acheteur se nomme Jack Sangster, dirigeant de la firme concurrente Ariel. Ce dernier demande à son ingénieur en chef, Edward Turner, de simplifier la gamme Triumph. Seuls trois modèles de monocylindres, allant de 250 à 500 cm3, seront conservés. A ceux-là s'ajoute un tout nouveau moteur bicylindre de 500 cm3 qui affiche l'encombrement minimal d'un monocylindre. Le célèbre modèle Speed Twin vient ainsi de voir le jour, en 1937. Deux ans plus tard, la Seconde Guerre mondiale éclate. L'armée allemande cible Coventry, bastion de l'industrie britannique. Les usines de la marque sont détruites en totalité.

Tel le phénix, la marque Triumph renaît de ses cendres

La volonté de fer de Jack Sangster et son attachement à la marque vont lui permettre de remonter une usine en 1942, qui sera bientôt en mesure de produire les modèles à un rythme confortable. En 1945, Plus de cinquante mille modèles sont en circulation. Les jeunes Américains enrôlés sous les drapeaux ont pu apprécier la robustesse de ces modèles, une nouvelle fois réquisitionnés et fournis aux Alliés durant les hostilités. Lorsque la production civile reprend, l'engouement de la jeunesse d'outre-Atlantique pour les bicylindres de la marque est à son apogée. Les monocylindres disparaissent du paysage. En 1949, 75% de la production est destinée au marché américain. Cela va donner naissance à un modèle de moto Triumph légendaire, la Thunderbird 650cm3, créée pour séduire les jeunes Américains. Ce modèle continue d'être commercialisé aujourd'hui, notamment sur le marché des motos d'occasion, sur lequel il bénéficie toujours d'une côte très élevée. Jack Sangster, désireux de pérenniser la marque, la revend au groupe BSA, qui chapeaute les entreprises mécaniques Ariel, Daimler et Sunbeam.

L'apparition de modèles légendaires

C'est alors que d'autres modèles légendaires, qui s'arrachent aujourd'hui encore sur le marché des occasions, font leur apparition. On voit notamment apparaître les modèles Terrier 150 cm3 et Cub 250 cm3 en 1953. En 1956, Johnny Allen, pilote émérite, atteint la vitesse de 344 km/h à Bonneville, sur une machine en forme de cigare cubain équipée d'un moteur Triumph. En écho à ce record, la marque lance en 1959, la Triumph Bonneville, autre modèle roi du marché de l'occasion moderne. Dans les années 1960, les motos nipponnes font leur apparition, obligeant les légendes européennes à se renouveler. La marque lance en 1970 un autre modèle de renom pour concurrencer les productions asiatiques : la Triumph Trident, le tout premier moteur à trois cylindres de 750 cm3 issu des usines de la marque.

Chronique d'une fin annoncée

Hélas les modèles japonais et coréens ont pris trop d'avance, notamment au niveau technologique. Les constructeurs asiatiques proposent des trois cylindres en série très puissants, dotés de démarreurs électriques, de freins à disques et de transmissions électroniques auxquels s'ajoutent des instruments de mesure des performances. La marque tente un baroud d'honneur en recentrant sa production à Small Heath, dans les usines du groupe BSA. Mais les ventes sont en chute libre. Le modèle Trident ne connait pas le succès escompté, manquant des avancées technologiques longtemps ignorées par la marque. Le dernier sera produite en 1976, par des ouvriers réunis en coopérative. L'année 1980 sonne le glas de la marque légendaire, qui fournit encore les modèles d'occasion parmi les plus prisés des connaisseurs.