Essai: BMW 518d – Pas du tout la 5 du pauvre

Comment ça se passe, quand on est en bas de l'échelle des cadres supérieurs? Vous avez assez bien bossé pour mériter une Série 5 mais devez vous contenter d'une 518d? Bonne nouvelle, il semble qu'il n'y ait pas de quoi se lamenter.

Nous avions hâte de faire connaissance avec la nouvelle BMW 518d, pour la simple raison que la précédente génération nous avait complètement charmés. Et nous avions rendu les clés en pensant qu'on n'a pas besoin de beaucoup plus qu'une 518d pour être heureux. Nous étions donc curieux de voir si la nouvelle génération allait pouvoir nous refaire le coup.

Bruits mécaniques

Notre curiosité était d'autant plus grande que jusqu'à présent, la Série 5 est loin de nous avoir impressionnés. Sur le plan qualitatif, elle a marqué un net recul par rapport à sa devancière, et cette constatation contraste cruellement avec les efforts pourtant fournis par le constructeur pour améliorer la qualité de ses produits, X5 en tête. Mais la Série 5 ne semble pas avoir été concernée par ces efforts, et c'est principalement au niveau de l'insonorisation qu'on le remarque. Par exemple, les montants de toit sont complètement creux, ce qui transmet sensiblement plus de bruits mécaniques et de roulement dans l'habitacle. En tout cas, à un niveau auquel on ne s'attend pas dans cette catégorie. La 518d vibre elle aussi, comme les autres. Sans que ça en soit gênant, admettons, mais quand-même: on ne devrait pas l'entendre à ce point.

D'autres attentes

La BMW 518d est en quelque sorte une version "light" de la 520d. Elle revendique 150 ch au lieu de 190, et le couple est lui aussi réduit, passant de 400 à 350 Nm. Mais du coup, le conducteur nourrit d'autres attentes, auxquelles la 518d répond finalement assez bien. La voiture cède par exemple 1,1 seconde à la 520d ans l'exercice du 0 à 100 mais dans la vraie vie, un score de 8,8 secondes est bien assez satisfaisant. De plus, avec sa boîte auto 8 rapports, la voiture a toujours de quoi se choisir une bonne démultiplication, et ajoutons que les passages de rapports sont très rapides.

Moins chère

La 518d a encore un autre avantage par rapport à la 520d: elle émet moins de CO2, 116 g/km au lieu de 119. Et dans le calcul fiscal, ça compte. Elle est aussi près de 1.700€ moins chère à l'achat (à partir de 45.850€), une somme qu'on pourra consacrer aux options. Car n'oublions pas que la facture d'une Série 5 monte vite. Le Business Innovation avec navigation, commande gestuelle et aide au parking coûte par exemple 3.700€.

Economique

Lorsqu'on engage le mode Eco, on a l'impression que chaque cheval de la 518d est muselé, mais ils ne le sont pas pour rien. Moyennant une conduite vraiment anticipative, on peut voir la conso moyenne descendre jusqu'à 5,1 l/100 km, de quoi parcourir plus de 1.000 km avec un plein.

Bref, nous sommes aussi fans de la nouvelle 518d que de l'ancienne. Tout ce qu'on espère, c'est que pour la prochaine génération, BMW remettra la qualité de finition de la Série 5 à niveau.

BMW 518d
Moteur : 4 cyl. turbo diesel, 1.995cc
150 ch à 4.000 t/min
350 Nm à 1.750 t/min
0-100 km/h : 8,8 secondes
pointe : 235 km/h
Conso : 4,4 l/100 km
Moyenne de l'essai : 5,6 l/100 km
CO2 : 116 g/km
Prix: 45.850€

Prêt pour la prochaine étape

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