Emissions de CO2

Réduction des émissions CO2: faut-il craindre la disparition de la voiture thermique ? Comme le méthane, il participe donc aux bouleversements climatiques dont la planète est victime depuis plusieurs décennies.

Comme le méthane, il participe donc aux bouleversements climatiques dont la planète est victime depuis plusieurs décennies. Les émissions de CO2 sont à la fois naturelles et anthropiques. Elles proviennent notamment directement de la combustion de composés organiques au premier rang desquels on retrouve les énergies fossiles. Réduire les émissions de CO2 passe inéluctablement par une baisse de la consommation des véhicules à moteur thermique. Faut-il pour autant craindre leur disparition ?

Les derniers relevés d'analyse de la composition en CO2 de l'atmosphère terrestre ne sont guère optimistes. Plus de 400 parties par millions. Pour rappel, à l'époque préindustrielle, la teneur en CO2 de l'atmosphère était inférieure à 280 parties par millions. L'homme est donc directement responsable de la montée inexorable de la teneur en CO2 de l'air terrestre. Et le climat dans tout ça ? D'aucuns diront que le Groenland (terre verte en scandinave) s'appelle comme cela parce que les hommes qui y étaient installés il y a plusieurs siècles vivaient sur une terre non gelée à la végétation verte foisonnante. Ils n'ont pas tort, les météorologistes savent en effet que le climat terrestre est cyclique et versatile et que la glaciation des terres arctiques n'a donc rien à voir avec l'industrialisation des hommes et ses émissions de CO2, la preuve. La bonne nouvelle c'est quand même la stagnation des rejets des émissions de CO2 dans l'atmosphère. Avec plus de 30 milliards de tonnes de gaz carbonique rejetés dans l'atmosphère en 2015, ce chiffre est comparable à celui de 2014. L'homme est donc entrain de stopper la progression de ses rejets en CO2, il était temps. Il est intéressant de se demander quelle est la part des transports dans les émissions de CO2 ?

La réduction des émissions de gaz carbonique est un enjeu majeur pour la planète. Les résolutions prises par la COP 21 fin 2015 engagent les pays signataires comme la France sur des programmes de réduction des émissions de CO2. En France en 2015, le transport représentait près de 30% des émissions de CO2 soit environ 130 millions de tonnes, dont plus de la moitié (55%) provenait de véhicules terrestres particuliers. Pour atteindre les objectifs climatiques fixés par la COP 21, il n'y a pas 36 stratégies: c'est soit le passage au tout électrique à l'horizon 2040 (et la fin du moteur thermique), soit la réduction drastique de la consommation en carburant fossile des véhicules particuliers estimée à 2 litres aux 100 kilomètres à l'horizon 2030 et la mise sur le marché de véhicules hybrides capables de tenir ces performances. Comment réduire les émissions de CO2 des véhicules particuliers ? L'émission carbone voiture est l'un des thèmes sensibles en discussion actuellement au sein des Institutions européennes. C'est tout l'enjeu des discussions à venir à Bruxelles sur la future norme d'émission de CO2 des autos. Pour 2021, la norme prévoit un seuil de 95 g CO2/km (correspondant à une consommation de 3,7 l/100 km). Pour atteindre les objectifs climatiques, le seuil devra encore descendre à 50 g de CO2 / km (correspondant à une consommation de 2 l/100 km) . Mais les constructeurs automobiles risquent de s'opposer vigoureusement à cet abaissement contraignant en actionnant leurs puissantes associations de lobbying à Bruxelles. D'autant plus que la question pourrait être réglée en visant un mix d'un tiers de véhicules 100% électriques et de deux tiers de véhicules à motorisation thermique à consommation de l'ordre de 3 litres aux 100 kilomètres.

Le développement du véhicule au moteur thermique de demain se heurte à pas mal de défis technologiques. Ainsi l'abaissement de la consommation à 2 litres pour 100 kilomètres, l'optimisation de la motorisation hybride, l'allègement du poids du véhicule, l'amélioration de l'aérodynamisme, l'optimisation des équipements pneumatiques et l'utilisation de matériaux plus légers mais aussi résistants que ceux actuellement utilisés, sont autant de challenges confiés aux ingénieurs travaillant pour les constructeurs. Des défis techniques donc de plus en plus difficiles à relever. En admettant que ces véhicules soient mis au point et voient le jour en 2050, le problème des gaz à effet de serre ne serait pas réglé pour autant, les spécialistes estimant que la quantité des émissions de CO2 provenant des voitures serait quand même réduite de moitié. Faut-il donc imaginer un scénario prévoyant la fin du moteur électrique au profit de la voiture au moteur 100% électrique ? Dans cette hypothèse, il faudrait également que les ingénieurs apportent des améliorations technologiques sensibles aux modèles d'aujourd'hui, très coûteux et très loin d'être autonomes. Des améliorations au niveau des batteries, des matériaux et l'installation d'un réseau de rechargement partout en France et en Europe. Gageons que le véhicule 100% thermique ou hybride a encore de beaux jours devant lui.

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