Essai: BMW X6 M – Maîtrise technologique

Comme son frère le X5, le nouveau BMW X6 a droit à sa déclinaison retravaillée par le département M. Mais plutôt que de revenir sur la raison d'être (ou pas) d'un tel véhicule, attardons-nous plutôt sur la maîtrise technologique qu'il incarne.

Garde au sol de 205 mm, 2,3 tonnes sur la balance et 4 roues motrices. De prime abord, on ne parle pas vraiment d'une voiture sportive. Sauf quand les ingénieurs de BMW Motorsport décident de se pencher en profondeur sur le SUV X6 et lui greffer un V8 4.4l Biturbo qui livre la bagatelle de 575 chevaux et 750 Nm. Tout de suite, le dynamisme paraît plus évident...

Bête de somme

Reste à compiler ces deux univers très différents de manière homogène et efficace. Une tâche ardue, qui n'est pas pour effrayer les ingénieurs allemands. Ils ont donc doté leur X6 M de suspensions pilotées et rabaissées de 10 millimètres, et de barres stabilisatrices actives. Et le résultat est pour le moins...bluffant. Car le X6 M ne se contente pas d'accélérer comme une brute, vous filant un véritable coup de pied aux fesses en passant de 0 à 100 km/h en 4,2 secondes, il le fait avec panache ! Non seulement l'efficacité de la transmission au sol n'est jamais prise en défaut, mais l'exercice s'accompagne d'un grondement étourdissant lorsqu'on prend la peine de placer tous les curseurs sur «sport». Et les réglages sont particulièrement nombreux : outre la possibilité de prendre le contrôle de la boîte (à 8 rapports) manuellement grâce aux palettes au volant, il est possible de régler le régime de passage des rapports en mode automatique, suivant la conduite adoptée. A cela s'ajoutent les traditionnelles propositions de tarage des suspensions et de réponse de l'accélérateur et de la direction.

Dirty dancing

Là où se trouve le réel tour de force, c'est dans la maniabilité qu'est parvenu à apporter BMW à ce X6M ! Comprenons-nous bien, nous n'avons pas affaire à un petit coupé, et il faut garder à l'esprit la fiche technique détaillée ci-dessus. Mais alors que l'on pensait ce X6M aussi à l'aise qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine hors des lignes droites, celui-ci surprend, notamment par sa capacité à virer à plat ! Le roulis est en effet parfaitement maîtrisé, tout comme l'inertie due à la masse conséquente de l'auto qui ne se rappelle à nous qu'au moment du freinage, efficace mais mis à rude épreuve. Après un temps d'apprivoisement, on en vient à prendre un réel plaisir à avaler les virages à une vitesse folle au volant d'un engin aussi imposant.

Pompiste, mon ami !

Imposant, voire même massif, sont les qualificatifs qui collent le mieux au X6M. Les ouïes élargies et les boucliers enveloppants lui offrent une vraie «gueule» qui pourrait en effrayer plus d'un en le voyant débouler dans ses rétroviseurs. A bord, l'ambiance sportive est assurée par un pédalier en alu, des inserts en fibre de carbone et les badges M embrochés. Comme d'habitude, on reprochera à une voiture facturée 133.800 euros au bas mot qu'il faille encore puiser dans la liste d'options pour pallier à quelques mesquineries d'équipement, et surtout que la qualité de certains plastiques laisse toujours à désirer.

Il reste aussi un domaine où il n'existe pas de recette miracle : la consommation. Plus de 15L/100km lors de notre essai...

Prêt pour la prochaine étape

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