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Share Now : la voiture partagée a du plomb dans l'aile (2)

BMW et Daimler viennent de l'annoncer: leur plateforme commune de voitures partagées va se retirer de plusieurs grandes villes, dont Bruxelles et Londres.

Il n'y a pas si longtemps, on nous prédisait que le mode de "consommation de l'automobile" allait changer. Etre propriétaire de sa voiture allait devenir has been, le futur était aux voitures partagées. On allait voir ce qu'on allait voir. Et là, on a vu…

Share Now

Le premier signes que ces prédictions n'étaient peut-être pas tout à fait exacte fut la mise en commun des services de deux acteurs majeur. D'un côté, il y avait Car2Go de Mercedes (lancé en 2008), de l'autre DriveNow de BMW (lancé en 2011). En 2019, ces deux services ont fusionné, officiellement pour mieux affronter la concurrence, donnant naissance au service Share Now. Apparemment, la concurrence est décidément rude, puisque Share Now vient d'annoncer son intention de réduire la voilure.

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18 villes

La nouvelle est tombée il y a quelques jours : le service de voitures partagées Share Now met un terme à ses activités dans certaines zones jugées "trop concurrentielles". C'est ainsi toutes les activités d'Amérique du nord qui sont interrompues. Toutes ! Et ce n'est pas tout. En Europe, Share Now se retirera dès février prochain de Florence et, plus étonnant puisqu'on parle de villes réputées pour leurs congestions, dans lesquelles les voitures partagées ont pourtant un sens, Bruxelles et Londres. A cause d'une concurrence trop dure, donc ? Peut-être, mais concurrence de qui ? Pas tant celle d'autres services de voitures partagées, plutôt celle de la voiture qu'on possède. En clair, le service n'intéresse pas les gens autant qu'on l'espérait, il n'est pas rentable, donc on le supprime.

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ShareNow restera actif dans 17 autres villes européennes, parmi lesquelles Berlin, Munich, Stuttgart, Rome, Milan, Madrid, Lisbonne, Paris, Vienne, Amsterdam, Copenhague et d'autres. Jusqu'à quand ?

Moralité

Ceci montre que quelle que soient les tendances qu'on annonce comme dominantes dans un avenir plus ou moins proche, ce ne sont pas leurs promoteurs (entreprises, gouvernements, institutions européennes) qui en décident : c'est le public ! Et ceux qui pensent qu'on peut avancer à marche forcée vers, par exemple, la voiture électrique ou le "zéro thermique" à relativement brève échéance devraient peut-être en prendre de la graine.

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