Essai: Alfa Romeo Giulietta 1750 TBi – Plus qu'un simple numéro

L'époque où une Alfa n'était qu'un numéro est paraît-il derrière nous. Pour le prouver, la marque italienne a donné un vrai nom à la remplaçante de la 147: Giulietta.

Un patronyme qui fleure bon l'histoire, surtout avec ces trèfles à quatre feuilles collés sur les ailes... Les vrais Alfistes restaient sur leur faim depuis quelques années déjà. Ils rêvaient d'une vraie descendante de la Giulia et clamaient à qui voulait l'entendre que la «75 était la dernière vraie Alfa (target=undefined)». Depuis, la marque au Biscione avait lancé la 156, la GT, la Brera, la 159... Des produits qui n'ont pas laissé les Italophiles insensibles et ont lentement relégué les problèmes de fiabilités de la marque au rang de légende urbaine.

Mais en sortant un nom légendaire comme «Giulietta» de la naphtaline, Alfa place la barre encore bien plus haut. Le mix entre les références empruntées au passé et les caractéristiques modernes donne le ton. Partie arrière droite, toit en pente, allure de coupé, vitres latérales effilées... La sportivité est de retour.

A bord de la Giulietta, on découvre un habitacle sobre et encore trop envahi par les plastiques durs. Mais les grands cadrans insérés profondément dans le tableau de bord apportent une touche de nostalgie bienvenue.

L'aluminium sur le pédalier, le pommeau de vitesse et le contour des boutons prolonge cette agréable impression. Les sièges manquent un peu de maintien latéral mais ils font tout leur effet avec ce logo Alfa brodé. La position de conduite est correcte même si la visibilité de côté est gênée par le montant B. La version Quadrifoglio Verde reçoit de série le système DNA (Dynamic, Normal et All-weather). Souvent, un tel artifice peut passer pour un simple gadget. Mais dans l'Alfa, la différence est impressionnante. Sur la position D, la pression de turbo grimpe et donne du tonus au moteur, ce qui se ressent, s'entend et se voit via le display sur le tableau de bord.

Coeur d'Alfa

La «Quadrifoglio Verde» prêtée par l'importateur utilise le déjà légendaire moteur 1750 TBi, «Turbo Benzina injezione» pour les non-initiés. Enfin, Alfa délaisse un peu ses diesels pour proposer un moteur essence digne de ce nom. La cylindrée de 1750 cc est évidemment un clin d'oeil au passé. C'est aussi la juste mesure à l'époque du «downsizing». En combinant suralimentation et injection directe, il bombe le torse avec 235 chevaux. Une puissance respectable qui n'affecte pas trop la consommation. En se montrant raisonnable, on reste facilement sous les 9l/100 km.

Le châssis digère étonnement bien cette puissance et le couple du turbo (340 Nm). Les liaisons au sol n'y sont pas étrangères avec du MacPherson à quatre bras à l'avant et un essieu arrière multibras à l'arrière. La direction n'est pas d'une précision totale mais elle s'avère suffisamment consistante et progressive. En mode «Dynamic», l'ESP sait se faire oublier, autorisant ainsi quelques agréables fantaisies.

GTA

Avec la Giulietta, Alfa inscrit à nouveau à son catalogue un modèle qui possède tout ce qu'on attend d'une voiture de la marque italienne. Un design à tomber, un comportement sain et un bouillonnant moteur turbo. Et tout ça à un tarif attractif puisque sous les 30.000 euro. Pourquoi attendre alors? Parce que la GTA va suivre!

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