Essai: Ford Mondeo Vignale 2.0 TDCi 210 – Roturière aux dents longues

Avec sa nouvelle signature haut de gamme «Vignale», Ford entend bien aller chasser sur les terres des constructeurs premium. Mais cette version embourgeoisée de la Mondeo en a-t-elle vraiment les moyens ?

La Mondeo Vignale soigne sa présentation avec force de chromes : autour de la calandre et des écopes d’antibrouillards, sur les contours de vitres et même sur les protections latérales. C’est un peu clinquant, mais l’effet escompté est présent : cette Mondeo Vignale attire le regard, plus encore avec les jantes de 19 pouces optionnelles.

Même si les choses tendent à changer, les acheteurs de premium restent assez classiques dans leurs choix. C’est pourquoi cette Vignale est la seule version de la Mondeo à être proposée en carrosserie 4 portes. La ligne s’en trouve nettement plus fine que sur sa jumelle à hayon, au détriment évidemment de l’accès et du volume du coffre, de 516 litres tout de même. Mais sa profondeur impressionnante conjuguée à une hauteur réduite le rendent peu pratique à utiliser.

Riche dotation

Pour les passagers en revanche, c’est Byzance ! Toujours aussi généreuse en espace pour ses quatre occupants, la Mondeo leur offre ici un habitacle spécifique, tout de cuir tendu aux motifs soignés. La sensation de luxe est bien présente mais il est dommage que Ford n’ait pas apporté plus de soin aux ajustements, ni jugé bon de revoir la présentation de la console centrale, triste et déjà datée malgré le dispositif connecté dernier cri qu’elle renferme.

C’est d’ailleurs en matière d’équipements que Ford a mis le paquet, en dotant d’emblée la Vignale de l’accès et démarrage mains libres, des feux de route automatiques, de l’aide au maintien de bande ou encore, de la reconnaissance des panneaux de signalisation. Reste tout de même à puiser dans la liste d’options pour s’offrir les sièges massants et climatisés, l’aide au freinage d’urgence ou, plus gênant, la suspension pilotée.

Du pour et du contre…

Le moteur 2.0 TDCi de 210 chevaux et la boîte automatique Powershift à laquelle il est associé forment un couple tout à fait convaincant sur route, grâce aux 450Nm de monsieur et à la douceur et la réactivité de madame. Pourtant au volant, le sentiment de conduire une voiture luxueuse est mitigé, notamment par le niveau sonore du moteur en charge qui vient troubler le silence crée par l’insonorisation aux bruits extérieurs, d’un excellent niveau. Malgré la présence d’un mode sport, la Mondeo Vignale reste résolument tournée vers le confort qui n’est qu’entravé sur route dégradée par les jantes de 19 pouces. L’auto pousse donc d’elle-même à adopter une conduite souple, qui n’empêchera pas la consommation de monter à près de 8 litres de moyenne (4,8l/100km annoncés), 1.600 kilos à emmener obligent. Une valeur un brin élevée en regard de la puissance développée.

A 42.700 euros, cette Mondeo Vignale TDCi 210 ch vient se frotter aux références premium, avec l’avantage d’offrir un équipement de base déjà complet. Elle réclame tout de même 5.540 euros de plus qu’une Mondeo Titanium à motorisation équivalente. Un surcoût justifié par l’équipement et la présentation plus soignés, ainsi que par un service de conciergerie dédié disponible 24h/24, le Car-Wash gratuit ou encore un voiturier qui s’assure de conduire la voiture au garage lors des entretiens.

Prêt pour la prochaine étape

Tous les articles

Salon de Francfort : le début de la fin ?

De Tomaso P72 : Ressusciter avec style

Mini Cooper SE : 200 kilomètres

Afficher plus