Essai: Isuzu D-Max AT35 – Prêt pour la prochaine ère glaciaire

Un an après une profonde mise à jour, Isuzu apporte à nouveau quelques modifications à son D-Max, et introduit surtout une nouvelle version très 'in your face".

AT, c'est pour Arctic Truck, une entreprise britannique qui commercialise des kits de transformation pour pick-up et SUV, en vue de réellement les rendre aptes à rouler jusqu'au Pôle Nord. 35 est, en pouces, le diamètre extérieur des pneus sur lesquels repose notre D-Max. Et vous le voyez peut-être, les gros boudins de 315/70 17 ne sont pas la seule modification.

La garde au sol est de 31 cm, soit une augmentation de 12 cm, 6 grâce aux pneus, 6 grâce aux suspensions Fox Professional, comme on en trouve sous l'hallucinant Ford Raptor. Des élargisseur d'aile contiennent les voies élargies elles aussi, et augmentent la largeur de la voiture de 18 cm au total. La touche finale: un imposant arceau extérieur. Avouez, ça a une gueule folle, non?

Améliorations

Le D-Max 2018 profite aussi de quelques améliorations par rapport à la version présentée dans notre précédent essai. D'abord les suspensions arrière, dont les ressorts à lames ont été modifiés pour favoriser le confort, sans rien perdre de la charge utile de 1.000 kg, ni de la capacité de remorquage de 3.500 kilos. Modifications aussi pour la position de la pompe d'assistance de direction et de la pompe elle-même, pour améliorer le confort sonore.

A bord, certaines versions reçoivent maintenant un habillage similicuir matelassé pour les accoudoirs de porte, l'accoudoir central, la casquette de compteurs et la planche de bord, les sièges en cuir perforé apparaissent sur la liste d'option, ainsi que de nouvelles prises USB. Petit à petit, le très utilitaire D-Max se civilise donc et si les matériaux utilisés sont encore un brin rustres, la qualité d'assemblage est de bonne facture.

Enfin, tous les D-Max 4x4 disposent maintenant en série d'un ESP capable de contrer les mouvements indésirables d'une remorque, entre 50 et 160 km/h.

Intéressant

Nous avons découvert le D-Max AT35 au cours d'un Road Trip allant d'Anvers à Reims, via un itinéraire ayant eu la bonne idée de ne pas être uniquement routier. Nous avions en effet l'autorisation exceptionnelle de traverser quelques forêts, et une petite erreur de Road Book nous a même obligés à réaliser quelques exercices de franchissement imprévus. L'occasion de voir que si un blocage de différentiel n'aurait pas été inutile, les grosses roues, les hautes suspensions et la boîte courte de l'AT35 lui permettent de ne pas craindre grand-chose. Soit dit en passant, les quelques D-Max classiques qui étaient aussi du voyage n'avaient pas l'air d'avoir plus de mal.

Mais là où le D-Max AT35 nous a le plus étonnés, c'est où on ne l'attend pas: sur la route. Ses nouvelles lames arrière favorisent indiscutablement le confort d'amortissement. Ca reste un pick-up bien sûr, mais on est loin du tape-cul et les mauvaises routes ont sensiblement moins de répercutions dans l'habitacle. Deuxième belle surprise, le confort sonore est bluffant. Il est vrai qu'on entend bien le diesel lors des démarrages mais une fois lancé, notamment à vitesses autoroutières, le D-Max est d'une belle discrétion.

Bref, quand on ajoute à tout cela un espace intérieur suffisant pour une famille, des efforts de finition, un équipement ni pléthorique ni ultra technologique mais dans la moyenne, et des taxes d'utilitaire, ça devient carrément tentant. Cela dit, à notre avis, il faut vraiment avoir envie d'un pick-up pas comme les autres pour consentir à lâcher les 14.700€ du kit Arctic Truck, qui porte le prix maximal (finition LSX et boîte auto) à plus de 51.000€.

L'Isuzu D-Max double cabine démarre à 29.524€. Et juste un petit détail, trois fois rien: ces prix sont ceux du marché belge. En effet,, l'AT35 est une "création" de l'importateur Isuzu pour la Belgique, et n'est donc ps proposé en France. Dommage, hein? Deux solutions: passer la frontière pour passer commande, ou supplier votre concessionnaire hexagonal.

Prêt pour la prochaine étape

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