Essai : Audi Q4, nouveaux ingrédients (2026)

En bref
L’Audi Q4 e-tron s’offre une mise à jour à mi-carrière bien ciblée, avec un habitacle repensé et amélioré. Son autonomie fait également un léger bond en avant, ce qui le remet dans la course par rapport à ses concurrents.
Points forts
- Évolutions dans l’habitacle
- Autonomie accrue bienvenue
- Habitabilité toujours généreuse
Points faibles
- Ergonomie de l’écran tactile
- Charge rapide culminant à 185 kW
- Prix
L’Audi Q4 e-tron est, doucement mais sûrement, devenu le modèle électrique le plus populaire de la marque. Pas difficile de comprendre pourquoi, vu que les autres électriques aux quatre anneaux demandent des poches bien plus profondes. Pour chouchouter son bestseller, Audi lui offre une sacrée mise à jour.
Extérieur
La silhouette du Q4 e-tron reste immédiatement reconnaissable : la forme générale est inchangée et le choix entre une carrosserie de SUV classique et une version Sportback à toit fuyant est toujours d'actualité. Pour les distinguer de l'ancienne génération, il faut aller chercher dans les détails. La calandre Singleframe conserve son profil octogonal et sa surface fermée, mais elle passe désormais dans la teinte carrosserie sur les finitions supérieures, abandonnant le gris caractéristique du modèle précédent.
La bande décorative grise du bouclier avant cède elle aussi la place à deux discrets inserts de part et d'autre. Les phares matrix LED retravaillés présentent la signature lumineuse personnalisable, tandis que les feux arrière OLED de seconde génération intègrent désormais des fonctions d'alerte au trafic proche. Évolution en douceur, cohérente avec l'identité établie du Q4.
Intérieur
C'est à bord que le changement est le plus radical. Le tableau de bord a été entièrement repensé, avec une surface supérieure plus douce au toucher et une qualité perçue sensiblement améliorée par rapport à la génération précédente, dont les plastiques trop durs avaient été reprochés. L'Audi Q4 e-tron adopte la dalle incurvée issue des derniers modèles de la marque, combinant une instrumentation numérique de 11,9 pouces et un écran tactile central de 12,8 pouces. Un troisième écran de 12 pouces pour le passager avant est disponible en option.
Le plastique noir laqué qui ornait la console centrale disparaît au profit d'une finition mate plus élégante. La zone entre les sièges avant a également été réorganisée, avec deux chargeurs à induction de 15 W chacun. L'assistant vocal intègre désormais ChatGPT et les deux molettes rotatives font leur apparition sur le volant. Côté pratique, le coffre affiche toujours 520 litres en version SUV — soit le plus généreux du segment chez les premium.
Moteur
Audi simplifie et restructure sa gamme : les suffixes chiffrés partent à la poubelle et la marque fait place à quatre déclinaisons — Q4 e-tron, Q4 e-tron Performance, Q4 e-tron Quattro et Q4 e-tron Quattro Performance. La version de base hérite d'un nouveau moteur de 204 ch sur le train arrière, la Performance conserve son bloc de 286 ch, tandis que les versions Quattro combinent deux moteurs pour respectivement 299 ch ou 340 ch.
Deux tailles de batterie sont proposées : 63 kWh brut (59 kWh net) et 82 kWh brut (77 kWh net). L'autonomie maximale atteint 592 km WLTP sur la Sportback Performance (578 km sur le SUV). La charge rapide DC plafonne à 165 kW sur la plupart des versions, mais elle grimpe à 185 kW sur la Quattro Performance. Résultat : la charge 15 à 80 % s'effectue en moins de trente minutes. Nouveauté notable : le Q4 e-tron devient le premier Audi équipé d’un chargeur bidirectionnel V2L, permettant d'alimenter des appareils extérieurs via la prise du coffre ou un adaptateur sur la prise de charge.
Sur la route
L'Audi Q4 e-tron a toujours été conçu comme un SUV électrique fluide, silencieux et facile à prendre en main — et il remplit ce cahier des charges avec conviction. Le moteur donne sa puissance de manière très progressive tandis que la suspension absorbe les revêtements dégradés avec efficacité. Malgré le « Performance » dans son nom, il ne faut pas l’imaginer attaquer l’enfert vert. Non, le Q4 reste un SUV électrique confortable.
Nouveauté apportée par ce facelift : le Q4 e-tron dispose désormais d'un mode One Pedal. Il permet d'accélérer et de freiner avec la seule pédale d’accélérateur et ce jusqu'à l'arrêt complet. Une fonction qui manquait fortement au SUV allemand. Pour le reste, la récupération d'énergie classique reste réglable sur trois niveaux d'intensité.
Cette version Performance, d’ailleurs, s'est montrée remarquablement sobre, avec une consommation oscillant autour de 16,0 kWh/100 km. Voilà qui devrait permettre de s’approcher des 500 km d'autonomie réelle. La version Quattro, essayée en comparaison, affiche une moyenne légèrement supérieure d'environ 17,0 kWh/100 km.
Prix
La version d'entrée de gamme du Q4 e-tron est accessible à partir de 52 900 € (France : 45 990 €). Pour la version Sportback, il faudra compter un supplément de 2 000 €, peu importe la version. D’ailleurs, le Q4 Performance, avec la plus grande autonomie du groupe, s’affiche à partir de 57 900 € (France : 46 990 €).
Verdict
Le restylage du Q4 e-tron ne réinvente rien, mais il corrige les petites erreurs de jeunesse. L'habitacle modernisé répond enfin aux attentes de la clientèle premium, la technologie embarquée rattrape son retard sur la concurrence et l'autonomie progresse, mais sans révolution. Le Q4 e-tron fait précisément ce qu'un SUV électrique premium doit faire dans ce segment. Un choix solide, sans surprise, mais assumé.
Fiche technique : Audi Q4 e-tron Performance (2026)
- Moteur : électrique
- Puissance : 286 ch
- Couple : 585 Nm
- Transmission : rapport fixe, propulsion
- 0-100 km/h : 6,6 secs
- Vitesse maximale : 180 km/h
- Coffre : 520 litres
- Batterie : 77 kWh (net)
- Consommation : 16,0 kWh/100 km (mesurée) / 15,6 kWh/100 km (WLTP)
- Autonomie : 578 km (WLTP)
- Prix : 57 900 € (France : 46 990 €)
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