Essai: Renault Kadjar 1.6 dCi 130 – Pour les familles sans histoires

Avec le Kadjar, Renault sonne enfin la charge sur le marché des SUV compacts. Après l’échec du Koleos, le constructeur français semble avoir trouvé la bonne recette pour grignoter sa part du gâteau sur ce segment très lucratif.

D’un gabarit respectable de 4,45m de long, le Kadjar charme par sa bouille de Captur à l’échelle supérieure, gage de succès si l’on en croit les chiffres de vente de ce petit frère prodige. L’ensemble des traits sont plutôt flatteurs à l’œil : les flancs sont sculptés, les épaules sont musclées et les feux arrière placés assez haut qui encadrent un hayon «plat» (la plaque étant reléguée dans le bouclier) rendent un aspect massif valorisant. Le look baroudeur est quant à lui assuré par des bas de caisse contrastants et des pseudo-protections façon aluminium. Bref, bien qu’il partage 60% de ses composants avec son cousin Qashqai, ce Kadjar est doté d’une vraie personnalité propre.

Noir c’est noir

A bord, la générosité est de mise. L’espace est agréable pour quatre adultes – et un enfant – tandis que le coffre accepte d’embarquer 472 litres de bagagerie, volume auxquel s’ajoute un double fond. Cela, doublé de sièges confortables et bien dessinés. En revanche, la présentation n’incite pas à la gaieté, sur notre voiture d’essai du moins. Que de noir : sièges, tableau de bord, console centrale et même inserts… Renault nous avait habitués à plus de fantaisie. On se consolera avec le système d’info-divertissement R-Link associé à l’installation audio Bose (sur la finition Bose Edition) ou par la possibilité d’opter pour un large toit panoramique qui baigne l’habitacle de lumière. De même, si l’on excepte quelques plastiques durs et le volant au toucher peu agréable, matériaux et assemblages ne craignent pas la critique.

R.A.S.

Pas de surprise sous le capot, puisque notre Kadjar est animée par le bien-connu 1.6 dCi 130. La bonne nouvelle, c’est que depuis notre dernier essai sur une Mégane, Renault est parvenu à gommer l’énorme creux qui se faisait ressentir sous les 1.750 tr/min, régime auquel le couple maximal est atteint. Du coup, le Kadjar se montre particulièrement agréable sur la route. Sans afficher la pointe de dynamisme de son cousin Qashqai, le SUV au losange remplit sa tâche avec beaucoup d’agrément, notamment par son toucher de route et sa direction consistante tout en restant légère. Le comportement est donc rassurant et confortable, et c’est bien là tout ce qui contentera l’immense majorité des acheteurs. Ils pardonneront alors au Kadjar la sonorité rugueuse de son moteur en charge, ou la commande de boîte qui aurait mérité un peu plus de justesse. Bref, si la conduite ne déclenche pas de coup de cœur particulier par son comportement neutre, elle reste exempte de défauts majeurs.

Budget soigné

Comme la voiture en elle-même, l’aspect budgétaire est géré «en bon père de famille». Ce 1.6 dCi 130 est disponible à partir de 29.300€  en finition Zen, qui intègre des équipements tels que le démarrage mains-libres, le régulateur de vitesse et l’alerte de franchissement de ligne. Quant à la consommation, annoncée à 4,5 l/100 km, elle s’est établie à 6,2 l/100 km lors de notre essai.

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