Prise de contact: Land Rover Discovery Sport – Trop de famille tue la famille

Avec ce Discovery Sport, Land Rover nous informe pour la première fois de sa nouvelle stratégie produit. Le mot clé de cette stratégie est "famille". Mais faudrait tout de même se méfier de la consanguinité…

Premier aspect de cette stratégie familiale, un look "uniforme" pour Land Rover et Range Rover. Premièrement, c'est à notre avis dommage de priver Range d'un statut à part, et ensuite, le risque est que tous les produits finissent par tant se ressembler qu'on ne parvienne plus à les distinguer. Sans compter la lassitude que ça peut créer auprès du public. Audi et BMW le savent mieux que quiconque…

Confusion des genres

Second aspect, la nomenclature. L'idée est d'instaurer trois familles dans la gamme Land Rover: la famille Range Rover déjà complète, la famille Discovery dont voici le premier membre, et la famille Defender.

Le problème est qu'un nom comme Discovery, connu et associé à des caractéristiques depuis si longtemps, ça crée un certain nombre d'attentes (cf Twingo). Des attentes sont plutôt extrêmes, en l'occurrence. Sauf que le Discovery Sport n'est pas, comme le Range Rover Sport, une version plus compacte, plus dynamique mais tout aussi capable en hors-piste qu'un Discovery, mais bien le remplaçant du Freelander, un "softroader" certes très débrouillard sur terrain (pas trop) difficile, mais loin d'être aussi redoutable qu'un Disco.

Immobile

La preuve durant les essais: un des Discovery Sport s'est retrouvé immobilisé parce que ses roues gauches patinaient dans 25 cm de neige alors que les roues droites, pourtant sur "le dur" ne bougeaient pas. Pour un Freelander, ça n'a rien de honteux, on sait qu'il n'est pas aussi bien outillé que ses grands frères. Mais quand on porte le nom d'une icône du tout-terrain, c'est embarrassant. C'est comme s'appeler Merckx et ne pas tenir sur un vélo.

Les conditions de route et les pneus cloutés ne nous ont pas permis de vérifier l'aspect dynamique. Mais on ne parle jamais de dynamisme à la légère chez Land Rover, on peut donc les croire sans arrière-pensée quand ils affirment avoir développé leur véhicule le plus dynamique de leur histoire. Sur route glissante par contre, les pneus à clous et le système de gestion 4x4 Terrain Response à 4 modes de fonctionnement font merveille. A défaut de se dire qu'on va passer partout, on se sent toujours en sécurité, surtout lorsqu'on aborde un virage très glissant un peu vite et que le système nous garde tout de même sur une trajectoire acceptable.

Nous avons aussi eu l'occasion de remarquer plein d'autres qualités: un remarquable confort de marche, une excellente insonorisation, une présentation intérieure et une qualité en net progrès par rapport au Freelander, des équipements, en série ou en option, parfaitement dans l'air du temps (connectivité, écran tactile capacitif, affichage tête haute, aides à la conduite…), la possibilité d'une version 7 places (9 cm de plus en longueur par rapport au Freelander) un accord parfait entre les moteurs (2.2 diesel 150 ou 190 ch ou 2.0 turbo essence 240 ch) et la boîte automatique 9 rapports ZF, qui peut pourtant être si irritante dans d'autres voitures. Vraiment, le Discovery Sport a vraiment de quoi inquiéter les Audi Q5 ou BMW X3 par exemple.

Bref, nous nous inclinons une fois encore devant le savoir-faire des ingénieurs Land Rover, ayant créé un véhicule qui remplit son cahier des charges avec mention. Par contre, les types qui ont défini la nouvelle stratégie et choisi le nom, vraiment… Le prix du Land Rover Discovery Sport 2 roues motrices n'est pas encore connu. Comptez 34.600€ pour un 4x4 d'entrée de gamme.

Prêt pour la prochaine étape

Tous les articles

Salon de Francfort : le début de la fin ?

De Tomaso P72 : Ressusciter avec style

Mini Cooper SE : 200 kilomètres

Afficher plus